J'écris peu ces temps-ci car je n'en éprouve pas le besoin.
Cette phrase est en réalité inexacte : j'ai somme tout l'impression que le besoin d'écrire est inscrit en moi. Disons juste que je l'exprime autrement que par mon blog.
Que dire ? Cela fera un mois dans deux jours que j'ai commencé à écrire quelque chose, oh, me direz-vous, une peccadille. Cela n'était pas sérieux, juste un moyen de meubler quelques minutes de battement entre deux lectures. Avant que je m'en rende vraiment compte, mes doigts courraient sur le clavier et la trame d'une histoire se dessinait. C'était un lundi bien étrange, par ailleurs. En ce début de mois d'avril, il avait neigé. Le jardin était recouvert de cette substance cotonneuse si incongrue à une telle période de l'année.
Un mois après, l'été semble avoir pris le pas sur l'hiver. A ce jour, vingt et unes pages ont été écrites, et je fus surprise de voir à quelle vitesse le besoin d'écrire devint quotidien. Chaque soir vers deux heures du matin, mes doigts fourmillaient de l'envie d'écrire. Vingt et unes pages. Un record, pour moi.
C'est différent de tout ce que j'ai fait, pour la simple et unique raison que je ne l'écris pas dans ma langue maternelle, ce serait trop simple et trop fade. Cela me parait même intraduisible : où s'en iraient les quelques jeux de mots, l'alternance entre l'anglais britannique et l'anglais américain ? Nulle différence ne serait perceptible en français, tout serait annihilé.
J'écris donc en anglais, un exercice qui n'est point aussi difficile qu'on le croirait. Cela aura au moins le mérite de me faire progresser en anglais : je sais mieux maintenant quelles expressions sont anglaises, ou américaines. Et j'ai appris de nombreuses tournures argotiques nécessaires dans un dialogue entre lycéens.
De ce fait j'écris peu sur ce blog, en revanche je fais des plans. Car vous n'êtes pas sans savoir que l'été, de futur lointain, est en passage de devenir réalité tangible. Ne sentez-vous pas déjà les premières morsures du soleil ?
Je m'en étonne, bien sur, car il faut toujours que je m'étonne de tout. Soudainement, les branches nues des arbres se sont ourlées de vert, et une veste est devenue superflue, l'herbe du lycée, d'étendue humide et boueuse, se vit promue au titre enviable de plage provisoire, avant que nous ne quittions le lycée pour de bon afin d'aller patauger au bord de la mer.
Je m'égare, cela est coutumier chez moi. Je fais des plans, soit. A dire cela, l'on se figure une Emily penchée sur des esquisses, en train de cartographier l'on ne sait quel lieu. Non, je prévois.
Je prévois par exemple deux semaines passées au bord de la mer avec mon amie Anne-Laure, je prévois également quelques jours à Londres, peut-être, avec un peu de chance. Je prévois de réviser en juin, de m'amuser en juillet. Quel équilibre, n'est-ce pas ? Cela est vraiment admirable.
En ce qui me concerne, je viens de passer deux sublimes semaines de glandage total, dans le sens où je ne me suis décidée à tenter une ébauche de travail que le tout dernier dimanche. Que voulez-vous ? Je pris la détestable habitude de me coucher à 4 heures du matin, de me lever à l'heure du déjeuner, de sortir le jour, la nuit, c'est au choix, de rire comme une imbécile devant des vidéos trouvées sur le net, de passer des heures à jouer en ligne à l'incitation de mon cousin Jonathan, qui n'est pas vraiment de bon conseil, hélas. Lundi, ce n'est que modérément angoissée que je me rendis à mon oral de section européenne, qui me laissa partagée, car, bien entendu, quand vint le moment d'affronter mes bourreaux, le stress avait fait son apparition, faisant trembler ma voix et mes mains cramponnées à mes feuilles. De surcroît, j'eus la malchance de tomber sur un sujet dont je n'avais que de très vagues souvenirs. Hélas, ce sont là des choses qui arrivent.
Je ne sais guère de quoi vous entretenir maintenant, tout est susceptible de vous ennuyer, de plus, je suis presque assurée de ne pas être lue. Mes lectures ? Rien de bien transcendant, en réalité. Ce que j'écoute actuellement ? Rien de bien nouveau, si ce n'est Muse ou Alexz Johnson. McFly a également fait son grand retour dans ma playlist, à croire qu'ils ne parviennent à en rester éloignés bien longtemps. Ma journée ? Rien de bien passionnant, je le crains. A noter ? Une difficulté notoire à m'extraire des bras de Morphée, un train raté, une bonne note en histoire, des projets avec l'une de mes meilleures amies, du rangement. Surprise ! Je suis même retombée sur d'anciennes interrogations datant de ma cinquième, et ai pu constater ô combien j'étais alors sérieuse et appliquée. Tant de 19,5 sur 20 !
Mes amis ? Ils vont bien, merci. Romain vient de m'écrire une lettre, ce qui m'a surprise et fait plaisir, à dire vrai je n'en avais point reçue depuis l'été dernier. Anne-Laure tient absolument à passer son bac de sport, ce qui est étonnant quand l'on voit son incapacité notoire à exercer quelque activité sportive que ce soit. Ce qui est mon cas, également. Aicha, Anne-Laure et moi nous pâmons devant Matt Dallas, Laudie parvient désormais à rester éveillée au moins une heure en philosophie, effort appréciable, Mike revient d'Israël, Coralie vient de passer son latin, Nicolas fait des cocktails, Marine déteste Supernatural et se fait copieusement insulter par une Laudie des plus véhémentes, Antonin semble prêt à passer à qui veut gagner des millions, Erwan se la joue apprenti maçon, mais c'est qu'il est bon à marier celui-là, tandis que Jo danse la tck dans COD4, Céline reprend la basse, Guillaume fredonne Wonderwall à la cantine, Christophe vient de fêter ses vingt printemps, Laura est tombée amoureuse de Lestat, Flora imite bien le chat et le mulot, Sukru estime que le pissenlit est une fleur distinguée, Marie fait des gâteaux au chocolat, Jules devient prêtre, Charlotte veut adopter les drôles de créatures freedent...Passionnant n'est-ce pas ?
Je crois néanmoins que vous êtes maintenant en parfaite mesure de douter de ma santé mentale. Depuis vendredi dernier, je me suis reprise de passion pour les pokemon, ces petites créatures que l'on peut capture sur gameboy. Ouai, je sais. « Périmé » depuis le CM2, c'est ça ? Je n'en ai cure ! Je me délecte des épisodes quand il me faut décompresser. Oui, je l'ai dit. Je regarde pokemon, ça m'éclate, et j'assume totalement. J'ai ainsi appris que Sacha, Ondine et Pierre deviennent en anglais Ash, Misty and Brock, car, quitte à s'abrutir devant Pikachu autant regarder en anglais (j'ai également regardé en japonais), c'est plus fun. On constate de nombreuses variations : par exemple « Pikachu, go ! Attaque ! » Devient « Pikachu, go ! Attack ! ». Bref, je retombe en enfance, en regardant allègrement avec Jonathan les génériques des séries et dessins animés de mon enfance , aussi bien Lois et Clark que les minikeums, Digimon ou Robin des bois. Et pour le fun, regardons donc Teletubbies, en anglais et en français. Chez Jo et moi, la débilité n'était entravée que par le sommeil.
En bref, plus folle que jamais, je viens vous donner de mes nouvelles. Je vous laisse, il est l'heure de prendre mes calmants.
Mood : Okay
Reading : Crocodile on the sandbank, Elisabeth Peters
Listening to : we are the champions, Queen
pix : dunno yet